À ma grand-maman Edith ❤️
- Chantal Guyomarch-Favre

- 9 avr. 2020
- 2 min de lecture
Que de beaux souvenirs en ces 97 Printemps.
Du plus loin que je me souvienne, je me rappelle de ma grand-maman comme d‘une femme forte, qui faisait marcher droit son cher mari Armand mais à qui elle préparait avec amour son café sucré et mélangé s’il vous plaît !
Leur magasin de la boucherie en bas de notre immeuble où nous passions souvent mes sœurs, Martine, Véronique et moi pour nous voir offrir un paquet ou deux de joujoux chips.
Je me souviens aussi de ces très bons gâteaux aux fruits secs, des bricelets qu’elle confectionnait avec son vaillant assistant, elle qui pourtant n‘aimait pas trop cuisiner. C‘est elle aussi qui s’occupait de la dinde de Noël et du pâté pour le repas du soir.
Ayant toujours habité dans le même immeuble qu‘elle, on pouvait l’observer depuis la place de l’hôtel de ville, elle qui aimait bien s’installer sur son petit balcon fleuri.
Il y avait aussi la caravane à La Sarraz où nous aimions beaucoup aller car nous savions que c’était à l’arrivée des beaux jours et qu’il y avait toujours des jus d’abricot.
Ensuite il y a eu le cabanon vers le verger où Edith & Armand allait s‘occuper de leur jardin et où nous allions souvent les soirs d’été ou encore pour nos anniversaires!
Elle aimait aussi beaucoup aller passer du temps à Feutersoey chez son fils René et son épouse Thérèse, se balader sur les rives de l‘Arnensee ou encore manger un bon repas en famille à l’hôtel Viktoria. Mais aussi aller voir sa fille cadette, Francine et son gendre Jacques du côté de Matran. Sans oublier bien évidemment tous ces petits-enfants : Patrick, Nadia, Mathieu et Émilie.
Le départ d‘Armand a été difficile pour elle qui se retrouvait seule après 65 ans de mariage.
Mais heureusement elle a toujours pu compter sur sa fille Éliane et son adorable gendre Gérald pour s’occuper d’elle. Et c’est aussi avec ces 9 arrières petits-enfants qu‘elle aimait passer du temps, jouer au charret ou tout simplement les regarder grandir.
Puis il y eu l’entrée à L‘EMS qui a été un choix difficile à prendre mais nécessaire pour son bien-être. Elle y rencontra des gens avec qui elle aimait passer du temps, se remémorer sa belle et longue vie.
Ce virus nous a tous privés de lui faire un dernier aurevoir.
Mais comme l’a si bien écrit Victor Hugo :
„Tu n’es plus là où tu étais, mais tu es partout là où je suis.“
Aurevoir Edith et merci pour tout ce que tu nous as apporté ❤️






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